Quelle que soit ta Tribu, Jesus Dread, Jesus People, Jesus Freaks, Anarchrist, Personnaliste, Théologie de la libération, Eglise émergente, Point Coeur, Catholic Worker, Nouveau Monasticisme, Christcore...
Et à tous les chrétien-e-s alternatif-ve-s, sociales, anarchistes ou apolitiques, aconfessionnel-le-s, areligieux-ses, altermondialistes, écologistes, féministes, pèlerins, ermites, poètes, artistes en recherche de vérité....
Mettons-nous en réseau, découvre notre :
Tribu Chrétienne Hétéroclite Altermondialiste Autogérée de Prière !!!!!!
Un réseau d'amis chrétiens hétéroclites, luttant avec foi pour un Autre monde, fonctionnant de manière horizontale, voulant vivre leur spiritualité de manière libre, créative, conviviale et festive !
Tu veux nous rejoindre, discuter, boire une biere ou avoir d'autre info sur notre mouvement contacte nous.
Tout à commencé dans une église en Haute-Savoie qui n'avait pas de groupe de jeunes, où je voulu en créer un avec l'aide du pasteur de cette paroisse.
La vision du groupe serait :
construire une vraie amitié entre ses membres en encourageant les moments informels.
confronter sa foi à d'autres manières de la vivre en rencontrant des autres groupes ou personnes de différentes confessions
Découvrir des manières concrètes de vivre sa Foi en écoutant des témoignages de « simples » chrétiens.
Réfléchir à comment s'investir en tant que citoyen et chrétien dans notre société.
Rester authentique face à nos interrogations et nos doutes
Comment rendre accessible la foi aux jeunes qui ont une vision négative de la religion.
Cette alchimie au cours des années a réussi et, en 4 ans, un groupe d'une quinzaine d'amis très actif était né : La Tribu.
2003
Puis une tension se créa entre les responsables de l'église et le groupe de jeune.
Les anciens voulurent un groupe de jeunes plus traditionnel. Ils exclurent le responsable, interdirent les sorties en dehors de l'église, se mirent à contrôler toutes les activités, et imposèrent une assiduité aux réunions quasi journalières.
En quelques mois presque tous les jeunes partirent de l'église. Quelques uns continuèrent à s'investir dans d'autres églises et d'autres dans des mouvements de jeunesse (Jeunesse Pour Christ, Jeunesse Ardente, groupe de Taizé, Communauté du Chemin neuf...)
Chacun continua sa vie spirituelle de son coté mais l'amitié restait là.
2004
Au cours d'un temps de silence autour de la question « que ferait Jésus à ma place ? » est né le projet Tchaap « Tribu Chrétienne Alternative Autonome de Parpaillot » : Créer une association protestante à vocation œcuménique qui travaille avec des jeunes chrétiens pour créer et mettre en place des formes alternatives et autonomes de vivre ensemble l'Evangile pour notre génération et pour les marginaux.
Ses objectifs étaient :
- Rassembler des chrétiens de différentes églises pour prier, louer, lire la bible, partager le pain et le vin, annoncer l'Evangile, et construire le projet Tchaap.
- Créer et interpréter un répertoire de musiques actuelles engagées, alternatives et indépendantes.
- Ecrire et mettre en scène au moins 3 spectacles de rue pour promouvoir l'Evangile et ses valeurs dans la société (pièces de théâtre, mimes, sketchs, cirques, concerts, comédies musicales, arts plastiques et autres manifestations).
- Créer et promouvoir l'association TChaap auprès des jeunes, des églises, de la fédération protestante et des diverses associations et communautés.
- Mettre en place le projet RAÏA (communauté itinérante qui, à l'exemple des premiers chrétiens, mettent en commun leurs biens matériels, intellectuels et spirituels, vivent dans le même Esprit le service de l'Evangile, pour la créationde nouvelles formes d'accueil, de solidarité, derésistance, d'oecuménisme et de militantisme).
- Proposer des rassemblements oecuméniques mensuels.
2005
Cette année, je rencontre virtuellement, puis humainement, les Jesus Freaks Allemands. Cela, nous encourage vraiment car nous croyions vraiment que nous étions seuls dans notre trip. Leur vision correspond exactement à la nôtre, créer des églises autogérées issue de notre culture. Nous décidons de rester en réseau avec ces groupes hétéroclites de punks, gothiques, flowers Power.... Nous montons régulièrement à chaque rencontre (Freakstock, Roundtable, Hang out...). Le blog Tchaap/Jesus Freaks est né.
2006:
Marie et moi avons lâché notre logement et nos boulots respectifs pour vivre de manière nomade et précaire. Nous achetons un camion et cherchons à rencontrer les marginaux lors des nombreux festivals et dans les lieux de vie alternatifs en France. Nous décidons de vivre de la providence sans RMI et sans soutien financier. Petit à petit, grâce à notre blog, aux diverses rencontres sur la route (Jeff), et aux amis de notre ancien groupe de jeunes, notre tribu s'élargit. Nous rejoignons un collectif nomade de Jesus Freaks allemands qui organise une tournée dans les squats d'Allemagne de l'Est, puis nous faisons une pause-formation d'un an pour affermir notre vision et notre théologie.
2007
Nous continuons à aller de festivals en festivals pour rencontrer un monde alternatif et festif. En découvrant aussi un monde d'autodestruction autour des prods et de l'alcool, nous essayons de proposer des espaces conviviaux autour d'un café et de repas confectionnés à base de récup' des surplus des grandes surfaces. Nous sommes régulièrement rejoints par toute la tribu.
Nous rencontrons une communauté chrétienne de marginaux dans les Cévennes, « La Celle » (un couple de routards, Guy et Magalie, qui ouvre leur maison et qui accueille presque une centaine de personnes) ainsi qu'une association Suisse qui nous prête un énorme bus aménagé de 4 m de haut sur 10 m de long, « Agabus ».
Nous décidons de vivre quelques mois dans cette communauté en habitant dans le bus pour attendre notre premier enfant, Pierre-Couleurs. Là-bas, je deviens cuisinier et je mets en route une salle de musique/concert. Beaucoup d'amis viennent nous voir.
2008
Dans cette communauté, nous organisons divers concerts (Punk chrétien) et rencontres chrétiennes alternatives ( église émergente, jesus Freaks...).
Lors d'une rencontre Jesus Freaks international que nous organisons dans cette communauté, nous rencontrons Orianne et Elise. La communauté de la Celle leur plaît et Orianne décide d'ouvrir un lieu d'accueil pour les marginaux de Montpellier et Elise de s'investir à la Celle. Nous décidons de les accompagner dans leurs projets. Après avoir fini notre troisième saison de festivals, du sud de la France à la Haute-Savoie en passant par la Bretagne, Marie et moi, nous posons avec le bus et notre enfant dans les rues de Montpellier et Jeff rejoint Elise à la Celle. Pour faire un lieu d'accueil à Montpellier, tout est à construire, créer des contacts avec et entre les marginaux et les chrétiens de la ville, trouver un local d'accueil, construire une équipe pour vivre dans la future maison d'accueil.
2009
Nous sommes rejoins par Yannick . Nous mettons en place une « T'chapelle » (lieu de prière, de partage, de rencontre et de crêpe party)dans un squat, fréquentons les marginaux lors des distributions gratuites de nourriture des Restos du Coeur, organisons des distributions de café, patates, oeufs à prix libre dans la rue, encourageons les chrétiens à rencontrer les marginaux dans leur quotidien, jouons de la musique dans la rue. Puis une église décide de vendre ses locaux (une grande maison en centre ville ) et c'est Guy de la Celle qui l'achète pour réaliser ce lieu d'accueil. Orianne, Jean-Jérémie (un ami de la Tribu), Jeff et Elise s'installent dans cette maison et nous, nous continuons notre route en direction des festivals, et d'un autre projet collectif d'accueil vers Dijon.
Nous recommençons à créer des lieux d'accueil sur les noman's land autour des festivals. Marie et moi nous arrêtons à la ferme de la Chaux à Dijon pour l'arrivée de notre 2ème fils, Issayann.
Yannick, Jeff et Laurène continuent la route de festival en festival. Nous en profitons pour mettre en place le projet à la ferme, nous installer, restaurer les lieux et commençons à chercher 2 autres foyers qui seraient motivés à vivre cette aventure collective. Toute la Tribu Tchaap, s'investit par leur présence, par des dons d'argent et nous achetons un champ attenant à la ferme en SCI et rentrons en masse dans l'association Goshen. Auparavant fermée administrativement à cause des mises aux normes obsolètes, nous la déclassons de son statut « ERP ». Nous ouvrons officiellement un gite rural de 15 places à la place.
Toute une équipe du Gospel de Rouen descend pour refaire le toit du poulailler. La ferme devient le lieu de la tribu pour faire des fêtes. Nous essayons de créer des contacts avec le monde alternatif des alentours de Dijon. Nous rencontrons Jérémie et Christelle, qui s'occupent d'un webzine musicale « Beehave » sur Dijon et les aidons à organiser des concerts au squat des Tanneries .
2010
Nous commençons à accueillir un flux continu de personnes sur le lieu, nous organisons régulièrement des rencontres (pow wow, tribal génération...), la Tribu continue à grandir et une trentaine de personnes voulant vivre leur foi différemment commencent à s'entre-connecter. Le site internet est refait et une ligne de vêtements au logo « Tchaap » est créée par Thomas. La tribu Tchaap commence à être un vrai réseau de jeunes chrétiens désirant « vivre leur rêve et non rêver leur vie ». Une équipe auto-gérée se met en place pour aller sur les festivals avec le bus conduit par Julien. Projections de films, trocs de livres, cafés, repas partagés fait avec la récup, concerts avec Jeff à la batterie, ateliers créatifs et artistiques par Laurène, tous les festivals de Bourgogne sont écumés. Tous le monde alternatif des environs connait la présence d'une ferme de « Jesus freaks » et leur gros bus blanc.
A la fin de l'été, à la ferme de la Chaux, 2 membres de la Tribu, Flo et David, réunissent 180 personnes pour leur joyeux mariage, autour d'un cochon grillé.
Premier Partage, Maison d'accueil basé sur l'évangile et les droits de l'homme, se met en place à Annemasse par Sandra et Francis . Laurène et Thomas descendent avec le camping-car d'Agabus pour leur donner un coup de main.
A la Chaux, nous sommes enfin rejoints par Mickey, Hélène et Timothé pour construire le projet de vie de cette ferme un peu spéciale.
Et oui, la traduction et l'édition offert par première partie pour la francophonie est accessible le 2 décembre. Vous pouvez jeter votre vieille bible et acheter ce bouquin, vous le regretterez pas. (quoi ? c'est pas de la bonne pub que je fais) un petit commentaire dessus en attendant de première partie: Au IIIème siècle après JC, un jeune type, un égyptien chrétien d’une vingtaine d’années originaire d’une famille relativement riche répondant au nom d’Antoine rentre dans une église et entend : « Si tu veux être parfait, vends toutes tes possessions, donne tout aux pauvres, et tu auras un trésor dans le Ciel. Puis viens, et suis-moi. » (Mt 19.21) Il vend tout, le distribue aux pauvres… et part dans le désert. Il quitte la société, il quitte son église locale sans même avoir demandé l’avis de son prêtre, et part au désert pour chercher Dieu afin de se connaître tel que son créateur l’a voulu.
Quelques années plus tard, Pachôme, ancien soldat égyptien converti au christianisme, se lamente auprès du même créateur. Le sujet ? La volonté de Dieu. Dans une soif de radicalité, il est parti au désert, comme Antoine, quittant les méfaits de la civilisation pour trouver la face de Dieu. Et que lui répond Dieu ? « La volonté de Dieu, c’est de servir le genre humain pour le réconcilier à lui ». Pachôme et Antoine seront les fondateurs d’un phénomène nouveau dans l’histoire du christianisme : le monachisme, ou le mouvement des moines. Des gens qui se coupent du monde pour rechercher Dieu, pour se servir les uns les autres, pour se connaître eux-mêmes tels que Dieu les a créés. On les appelle les « Pères du désert »…
Traditionnellement, quand des gens qui avaient tout pour réussir quittent la société pour vivre selon des modes de vies différents de ceux de la société qui les a vu grandir, on les taxe de marginaux, voire même d’asociaux, et on les rejette. Et pourtant, Antoine, Pachôme et leurs semblables ont suscité l’admiration de beaucoup de gens. Des dizaines de personnes, hommes et femmes, ont quitté les bancs de leur église endormie pour partir dans le désert afin d’y vivre en solitaire, ou en communauté, ou selon d’autres modes de vie, histoire de chercher à vivre une vie de foi authentique.
Quand jeunes et vieux quittent l’Eglise et la société pour rechercher Dieu d’une manière alternative, c’est le signe d’une Eglise et d’une société en crise. Une société en transition, qui doute d’elle-même, et dont les fondements sont déboulonnés par les luttes de pouvoirs et les contestations internes. Une Eglise divisée par des dizaines de courants qui se font concurrence, en compétition avec le pouvoir impérial et les autres religions.
On peut se poser la question : pourquoi parle-t-on encore d’un mouvement vieux de 1800 ans, né dans une société bien différente de notre Occident post-machin contemporain ? C’est pas un peu arriéré de parler de vie en commun à l’heure où l’individu est roi ? Un peu rétrograde de revendiquer l’héritage de moines solitaires et célibataires d’un autre âge ?
Les uns diront qu’on vit à l’heure de la communication de masse, et vendront la foi comme un produit de consommation à coup de graphisme, de musique branchée, de marketing en jeans et Converse, de shows lasers bien huilés….
La chrétienté entre Apple Expo et café Starbucks, en bref.
D’autres verront les choses… différemment.
C’est le cas de Shane Claiborne, de Scott Krueger, de Chris Haw, de Aaron Weiss, et de beaucoup d’autres anonymes qui ont choisi une voie alternative pour vivre leur foi. Ils sont souvent décrits comme des Radicaux Ordinaires (Ordinary Radicals).
Comme le dit Shane Claiborne dans son livre Irresistible Revolution : « on vit dans un monde qui a perdu son amour des petites choses. On vit dans un monde qui ne veut que des choses de plus en plus énormes et gigantesques. On veut des frites XXL, des sodas XXL, des bâtiments d’église XXL. Mais au milieu de tout le gigantisme XXL, beaucoup d’entre nous avons le sentiment que Dieu crée quelque chose de nouveau, quelque chose de petit et de subtil. Ce truc que Jésus appelait le Royaume de Dieu émerge à travers le globe terrestre dans les endroits les plus inattendus, comme un doux murmure au milieu du chaos. Des gens sans importance avec des rêves énormes sont en train de ré-imaginer le monde. »
Pour les uns, comme Shane Claiborne, il s’agira de fonder une communauté d’inspiration monastique à l’image de Pachôme où le service à la population locale prime sur tout le reste. Au milieu des quartiers les plus pauvres de Philadelphie, là où la criminalité et le chômage ont les taux les plus importants de la ville, la communauté The Simple Way est un organisme vivant, où des gens d’églises différentes vivent ensemble, partageant tous leurs biens, déterminés à servir la population locale par l’action sociale, la non-violence, la désobéissance civile, l’art ou encore le service. Certains fabriquent leurs propres vêtements, d’autres cultivent leur jardin, pendant que certains vont jouer avec les enfants du quartier et que d’autres sont envoyés avec pour seul bien un vélo pour annoncer l’évangile dans tout le pays. Il en va de même dans les communautés de New Jerusalem, Common Ground, et bien d’autres encore. Dans les lieux oubliés de l’Empire occidental, là où règnent la misère et la violence, ils cherchent à faire briller une allumette dans le noir profond.
D’autres encore, comme les Psalters, fratrie musicale de barbus nomades, ont abandonné leurs possessions pour vivre sur la route, déterminés à glorifier Dieu par leur musique entre influences orientales, folks et punks, pour continuer l’œuvre des psalmistes bibliques. Ils refusent le matérialisme, acceptant simplement les dons qu’on leur offre, pour se rapprocher du Dieu serviteur souffrant, en vivant en marginaux nomades au milieu d’une culture occidentale étouffée par la richesse.
Comme le dit Aaron Weiss, chanteur du groupe mewithoutYou : « je ne comprends toujours pas la profondeur du problème, ce qui a causé la pauvreté que je vois, mais ma compréhension relativement simple et naïve me dit que la source, c’est l’envie. L’envie d’un plus grand pouvoir, ou d’un plus grand profit, un manque de respect pour la vie humaine et un manque de compassion. Mais j’essaye de ne pas voir le mal dans le monde comme quelque chose d’extérieur, en disant que c’est ce gouvernement, ou ce groupe industriel, ou cette religion, mais plutôt, où est l’envie qui règne dans mon cœur, où est le manque de compassion en moi, mon égoïsme ? J’essaye de me changer moi-même, et peut-être que si j’arrive à changer et à vivre différemment, alors d’autres le verront et essayeront eux aussi. »
Le documentaire Ordinary Radicals nous raconte, images à l’appui, l’histoire de Mark Weaver, un jeune étudiant californien comme tant d’autres qui a eu l’opportunité de participer au Juste Prix et d’y gagner presque 60000$ de prix. Plutôt que de profiter de sa nouvelle voiture décapotable et des gains, il a préféré tout revendre direct et partir en Ouganda histoire de donner tout l’argent à un orphelinat qui s’occupe d’enfants ayant perdu leur parents à cause du virus du Sida.
Et l’Eglise du XXIème siècle regorge de jeunes comme Mark Weaver, comme Aaron Weiss, prêts à donner d’eux mêmes, à incarner le changement plutôt qu’à en parler… Beaucoup sont anonymes, travaillent comme serveurs, travailleurs sociaux, instituteurs, médecins, graphistes, avocats, professeurs. Certains ont tout abandonné, d’autres ont simplement adopté un mode de vie plus simple. D’autres ont simplement adopté des enfants…
Mais tous rêvent de voir le monde transformé par la beauté de l’évangile.
De voir la Grâce au milieu du chaos.
L’interdépendance là où règne le chacun pour soi.
La chaleur du foyer là où règne la division.
Ils veulent simplement améliorer le monde par de petits actes réalisés avec un grand amour. Non plus offrir au monde la bonne vieille religion qui nous emmène au Ciel, mais donner un avant-goût du Ciel ici-bas.
Face à ça, il serait assez facile de devenir cynique, de les taxer de hippies et d’idéalistes. Après tout, moi même, je viens de passer ma journée en pyjama. Je suis assez mal placé pour en parler…
Mais quand même. L’Eglise du XXIème siècle a-t-elle à nouveau besoin d’idéalistes ? De gens prêts à adopter un nouveau mode de vie, prêts à incarner la réconciliation, prêts à danser, prêts à soutenir les plus faibles en devenant faibles eux-mêmes, prêts à insuffler un changement dans l’Eglise, dans le monde ? Prêts à faire résonner l’appel des prophètes anciens à un changement radical dans notre cœur et dans notre comportement pour prendre le parti de la justice ?
On ne sait pas trop quel impact ces types là auront sur le monde. Certains disent que malgré leur discrétion, ils risquent d’avoir plus d’impact à long terme que certaines églises géantes qui font la Une de l’actualité chrétienne… Je n’irai pas jusque là. N’empêche…
Antoine et Pachôme, deux individus anonymes parmi tant d’autres, ont entamé par accident un mouvement qui a malgré tout offert à l’Eglise un oasis d’authenticité, source de certains de ses plus grands réveils… !
On peut se poser la question… où nous emmèneront Shane Claiborne et tous les autres ? On peut répondre à la question et boucler l’affaire… Ou laisser la question ouverte et laisser l’Esprit Saint faire son œuvre.
Je crois que la deuxième solution est un petit peu plus folle. Et je crois que ça me plait bien !
On vous attend tous le We du 12-13 Septembre 09 à la ferme de la Chaux (21360 La Bussière sur Ouche) à partir de 14 h. Le but de ces moments est premièrement de faire l'AG de la SCI, mais aussi de favoriser les rencontres pour constituer l'équipe qui va habiter sur la ferme (pour l'instant, la famille Soko et Yannick). Tout cela dans une ambiance conviviale!!!
Au programme du samedi après midi, il y aura d'abord l'assemblée générale pour la SCI de la prairie de 7 hectares, pour celles et ceux qui ont acheté des parts. Ensuite, plusieurs ateliers vous seront proposés, dans le but de découvrir un peu le monde chrétien alternatif : -"Initiation à la boulange" par Yael (Boulanger) -"Quel accueil pour la ville ?" par Jeff et Elise (fondateurs du point coeur de Montpellier) -"Foi et justice sociale" par Julien (fondateur de "convergence des luttes" à Nice) -"Présentation de différentes communautés américaines", illustrée par un diaporama, par Noémie -"Historique de la ferme de la Chaux et de l'Association Goshen" par Eric (président de l'asso Goshen) -"Vie Nomade et Accueil sur festival, témoignages" par Marie et Yannick (Asso Agabus et Tribu Chrétienne hétéroclite Altermondialiste Autogérée de Prière) -"Quels réseaux et quelles plate-formes pour les chrétiens alternatifs en France ?" par Alexandre (Asso Goshen et Tribu chrétienne hétéroclite Altermondialiste autogérée de Prière) -"Vivre en communauté avec des personnes porteuses de handicap" par Virginie (éducatrice à la Communauté de l'Arche de Jean Vanier) -"Accueillir chez soi la marginalité" par la Communauté de la Celle. - "OGM et pesticides, alternatives" par Samuel (Greenpeace)
Le soir : repas partagé tiré des sacs, suivi d'une soirée festive : Performance de jonglerie en bulles de savon par Lyna, et Concert de Yannick (auteur compositeur de chanson française, reggae...). Grand jeu nocturne de sarbacane.
Possibilité de dormir sur place (prenez vos sacs de couchage)
Le dimanche, nous aurons un temps de partage spirituel le matin suivi d'un temps informel l'après-midi pour favoriser les rencontres et les partages individuels.
Nous vous attendons nombreux, venez découvrir Goshen et, pourquoi pas, vous investir avec nous... On attend votre confirmation pour que l'on s'organise.
la ferme collective de la Chaux 06;15.22.55.35 soko(at)jesusfreaks.fr
Après avoir été présent au squat des arceaux à Montpellier tout l'hiver, nous revoila sur les routes. NKous avons commencer au 24 heures du punk à Anduze puis le drom festival à Nimes.
St Chartier c'est bien passé, puisque le off était complètement auto gérée entre le camping et l'auberge des maitres sonneurs En route pour le festival génial de didgeridoo et de guimbarde à Airvault du 17 au 19 juillet.
ensuite en route pour les nuits péplum d'Alésia
Puis enfin le freakstock (covoiturage possible depuis Dijon).
et pour les autres:
Pour le mois d'août est prévu
Le Festival du Chien à Plumes vers Langre
un festival trad dans le Morvan, un super festival sur la permaculture en Bourgogne
Alexandre et Marie ont choisi de témoigner de leur foi chrétienne, sans dogmatisme, dans les milieux alternatifs, les éco-villages et les festivals. Rencontre.
Si Jésus avait 30 ans aujourd’hui, il vivrait sur la route dans un grand bus blanc. Il le garerait sur des parkings gratuits de grandes villes du Sud de la France et il rejoindrait les lépreux, les aveugles et les boiteux du XXIe siècle là où ils survivent. Telle est la conviction d’Alexandre , 31 ans et Marie, 24 ans, mariés, un enfant. « Jésus passerait du temps avec les exclus. » Le jeune couple a choisi d’incarner une présence bienveillante dans le monde de la rue. « Cela nous va bien d’être d’égal à égal. Dieu s’est bien fait homme ! » constate Marie.Lire la Suite
e camp No Border de Calais est un projet mené par des militantEs françaisES et belge, et des groupes de soutien français en coopération avec le réseau No Borders britannique. Il vise à mettre en lumière la situation à Calais et dans le nord de la France, construire des liens avec les communatés de migrantEs, contribuer à développer les liens entre les groupes qui les soutiennent, et enfin défier les autorités sur le terrain pour protester contre la répression croissante contre les migrantEs et les militantEs de la région. Le camp revendique la liberté de circulation pour tous et toutes, la fin des frontières et des contrôles migratoires. Nous appelons à un mouvement radical contre les systèmes de contrôle qui nous divisent entre citoyenNEs et non-citoyenNEs, entre avec et sans papiers.
Pourquoi Calais ?
Nous avons choisi Calais pour deux raisons essentielles. C’est un lieu important dans l’histoire du développement des contrôles migratoires et depuis longtemps un goulet d’étranglement pour celles et ceux qui cherchent à se rendre en Grande-Bretagne. C’est surtout un lieu d’affrontement entre ceux qui veulent stopper toute migration vers l’Union Européenne et ceux qui luttent pour détruire les barrières entre les peuples, les frontières qui empêchent la liberté de circulation pour tous et toutes, et non pour quelques privilégiéEs.
Depuis le milieu des années 90, des dizaines de millier de migrants ont vécu à Calais sans aucune ressource, contraints de dormir à la dure dans la “jungle” dans l’espoir de pouvoir un jour traverser la Manche vers l’Angleterre. En 1999 la Croix Rouge a ouvert un centre dans la ville voisine de Sangatte, mais celui-ci a du fermer sous la pression conjuguée de la France et de la Grande-Bretagne. Depuis, une présence policière et une répression renforcées obligent des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à errer dans la région de Calais et le long des côtes du Nord de la France, de la Belgique et des Pays-Bas. Ils et elles sont régulièrement brutaliséEs par la police, victimes de gaz lacrymogènes, battuEs, arrêtéEs et enferméEs régulièrement au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Coquelles. La police brûle régulièrement leurs abris et les maigres possessions qu’ils contiennent. Les groupes qui les soutiennent en leur fournissant des repas et de l’aide humanitaire subissent une répression croissante par la police et plusieurs militantEs ont été arrêtéEs ces derniers mois. Pendant ce temps, le ministre de l’immigration Phil Woolas a appelé à la construction d’un centre de rétention permanent à l’intérieur du Port de Calais.
La partie la plus visible de l’iceberg
Calais n’est pourtant qu’une petite partie de l’ensemble des contrôles migratoires européens, une frontière interne majeure au sein du système hi-tech des frontières européennes. Depuis le début des années 2000, l’UE s’emploie à construire “l’Europe Forteresse” en externalisant ses frontières en Asie et en Afrique avec des patrouilles frontalières en Méditerranée, en Lybie et sur la côte Ouest de l’Afrique grâce à l’agence Frontex (Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures), et via sa politique extérieure qui permet de payer des Etats, de l’Ukraine jusqu’au Maroc, pour effectuer à sa place le travail de prévention de l’immigration.
Les droits des migrants sont aussi ceux des travailleurs
A travers ce système de contrôle aux frontières, les autorités créent deux sortes de migrants : une minorité de migrants “qualifiés”, considérés comme “utiles” à l’état, et une majorité de travailleurs sans papiers, à laquelle aucun droit n’est garanti et qui se retrouve donc exploitée à loisir sur le marché du travail. C’est pourquoi notre combat pour la liberté de circulation est également un combat pour les droits de tous les travailleurs.
La solidaité transnationale marche !
Etablir des liens en travaillant ensemble nous permet d’échanger de l’information à un niveau transnational, et ainsi d’exploiter les failles et les fissures de cette “Europe Forteresse”. En novembre dernier, c’est en partie grâce à un effort de solidarité transnationale que la déportation organisée de réfugiés afghans de Calais à Kaboul a pu être empêchée.
Camper et Faire Campagne contre les Frontières
Ce camp s’inscrit dans la tradition des camps No Border organisés à travers le monde depuis les années 90. Comme le camp de Lesbos au mois d’août prochain, ce sera un espace pour partager des informations, des compétences et des expériences, un espace pour préparer et réaliser des actions contre le système des frontières qui nous divise tous et toutes. Depuis des siècles, les puissances impérialistes européennes exploitent la terre, les ressources et les populations de la majorité de la planète pour s’enrichir et devenirs plus puissantes, semant sur leur passage la guerre, la destruction de l’environnement et des inégalités criantes. Tenter le voyage vers le Royaume Uni, c’est lutter contre cette injustice. La situation calaisienne est une conséquence de la politique d’immigration britannique et nous appelons les groupes, réseaux et individus à agir à travers la Manche pour participer au mouvement global de solidarité qui défend leur droit qui défend leur droit à la circulation à travers les frontières.
Egalité des droits pour touTEs !
Personne n’est illégal. Liberté de circulation et d’installation pour touTEs !
http://calaisnoborder.eu.org/
http://london.noborders.org.uk/calais2009
Contact à Calais : noborder-groupelocal-calais Tka